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La filière soie à Madagascar est liée à une ancienne tradition séricicole qui remonte à avant la période de colonisation. Elle a connu sa période de prospérité au début du 19ème siècle, où des tonnes de cocons étaient exportées.
L’exploitation de la soie a débuté par l’utilisation des vers à soie sauvages (Borocera Madagascariensis). Ces derniers vivent dans les forêts de tapias dont les feuilles constituent la première nourriture. Leurs cocons sont utilisés pour le tissage des linceuls traditionnels (lambamena). C’est la reine Ranavalona I qui décréta ensuite que le vers à soie sauvage porterait le nom de « landybe » (gros cocon). Cette espèce devait être mise au premier rang car son papillon est sacré.
Après récolte, les cocons sont filés pour obtenir un fil à l’aspect soyeux et irrégulier. Ensuite, le tissage artisanal peut être effectué soit sur un métier vertical (forme rudimentaire) soit sur un métier horizontal (forme améliorée).
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