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Sous le règne de Ranavalona I, Jean Laborde introduisit un nouveau type de ver à soie, le Bombyx Mori, qui se nourrit exclusivement de feuilles de mûriers fraîches. Le principal produit issu de cette production était l’étole traditionnelle brochée (Lamba Kotofahana).
C’est Ranavalona I qui décréta ensuite que le ver à soie local ou sauvage (Borocera Madagascariensis) porterait le nom de « Landybe » (gros cocon). Le Bombyx Mori, lui, serait appelé « Landikely » (petit cocon) ou Landy Vasaha (cocon étranger).
Après récolte, les cocons sont filés pour obtenir un fil à l’aspect fin et soyeux. Ensuite, le tissage artisanal peut être effectué soit sur un métier vertical (forme rudimentaire) soit sur un métier horizontal (forme améliorée).
A l'origine réservée aux anciennes castes nobles, aux riches et aux personnes d’un âge avancé, la soie se démocratise en touchant un marché plus étendu. Toilette de cérémonie malgache par excellence et réputée pour sa qualité, la soie est le signe distinctif du prestige et de la réussite sociale. Sa confection artisanale et sa finition à la main ajoutent à sa noblesse et à son charme.

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